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Agir contre le racisme et l’antisémitisme

Dans le cadre du plan de formation académique dédié aux Valeurs de la République, l’Académie d’Amiens a proposé le lundi 3 février 2020 une journée de réflexion et d’échange autour de la place de l’École dans la lutte contre le racisme et l’antisémitisme.

Cette journée s’est articulée autour d’une communication de Tal BRUTTMANN, représentant du Mémorial de la Shoah. Historien, il a apporté des informations précises sur les origines de l’antisémitisme ainsi qu’un éclairage sur les ressorts complotistes. Mme CHAHIRA Directrice Inter régionale de la P.J.J. Grand Nord - Référente Laïcité et Citoyenneté a précisé quelles étaient les réponses pénales face au racisme et à antisémitisme. Eric FROMENT, professeur d’histoire-géographie au collège Ferdinand-Bac de COMPIÈGNE, membre de l’équipe académique Valeurs de la République, a présenté le nouveau Vademecum mis à disposition des enseignants par le ministère. Plusieurs enseignants ont enfin mis en lumière des pistes pédagogiques pour aborder ces questions au sein des établissements.

 Présentation du séminaire

 Présentation du vade-mecum : agir contre le racisme et l’antisémitisme

Eric FROMENT a présenté le nouveau Vade-mecum « Agir contre le racisme et l’antisémitisme - Des pistes pour agir à l’école » publié depuis Janvier 2020 sur le site Eduscol. Il s’agit là d’un nouvel outil, opérationnel, qui complète les ressources déjà disponibles sur la page dédiée :

Eduscol - Agir contre le racisme et l’antisémitisme

Cette publication est organisée autour de trois grandes entrées :

  1. Des éléments pour construire culture commune pour mieux appréhender le racisme et l’antisémitisme,
  2. Des fiches pratiques pour répondre aux actes de racisme et d’antisémitisme en milieu scolaire,
  3. Des ressources pour éduquer contre le racisme et l’antisémitisme, à moyen et long terme, dans les établissements et en formation.
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 La place des sciences

Pour la place des sciences, Frédéric MASSINES, enseignant en SVT au collège Jacques-Prévert de CHAMBLY a proposé de nombreuses pistes de réflexion qui lient programmes et action contre le racisme et l’antisémitisme.

Les enseignants de sciences au sens large ne sont pas systématiquement sollicités pour participer à des actions et projets dans le cadre de la lutte contre le racisme et l’antisémitisme. Plusieurs raisons sans doute à cela :

  • Ce genre de projets est plus naturellement pris en charge par les enseignants d’histoire-géographie et EMC,
  • Les enseignants de sciences peuvent aborder ces sujets, mais ils le font souvent au sein de leurs cours,
  • Enfin et ce n’est pas négligeable, les enseignants de sciences sont d’ores et déjà sollicités pour de nombreuses actions pluridisciplinaires sur les thèmes de l’environnement, de la santé, du sport, des comportements addictifs, de la sexualité et puberté, etc ...

Les fondements et programmes de sciences, pourtant, présentent de nombreux points d’achoppement sur lesquels les thèmes englobant le respect des différences, la recherche du vrai, la place de l’Homme au sein de sa planète et de son espèce, le développement de l’esprit critique, etc...peuvent se prêter à des actions en faveur de la lutte contre le racisme. L’histoire des sciences et de l’Homme, la biologie au sens large, la génétique notamment, sont des terrains de pensée et d’opinions diverses. Les découvertes dans les domaines biologiques peuvent être reprises aussi bien au compte de ceux qui prônent une différence entre les hommes, que par ceux qui n’en font pas. Ce sont par le fait des outils qu’il ne faut pas négliger et pour lesquels une approche éclairée et objective est nécessaire.

Là se trouve très probablement la place des enseignants de sciences dans les actions interdisciplinaires luttant contre le racisme et les inégalités.

N’hésitez donc plus à solliciter vos collègues de sciences sur le sujet !.

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 La semaine du vivre ensemble

Bertrand BELVALETTE, professeur d’histoire-géographie au lycée Lamarck à Albert a rendu compte d’une action éducative interdisciplinaire : La Semaine du Vivre ensemble avec ses Différences.Il s’agit d’un dispositif que le lycée Pierre-Mendès-France de PERONNE a mis en place depuis quelques années.

Ce projet ambitieux et généreux est né de la volonté d’offrir aux élèves de cet établissement situé en zone rurale et dans lequel les incivilités et autres actes à caractère raciste étaient prégnants, une ouverture civique et culturelle.
Mobilisant l’ensemble de la communauté éducative et soutenue par l’équipe de direction, cette semaine s’articule autour de multiples et diverses manifestations - ateliers, conférence, rencontres, spectacles - à travers lesquelles les élèves, acteurs principaux du dispositif, participent et s’imprègnent des valeurs véhiculées.
Un comité de pilotage relayé par les instances de l’établissement évalue chaque année l’impact du dispositif, le fait évoluer, et compose avec les difficultés inhérentes à toute forme d’organisation d’une telle manifestation, entres autres, les problèmes de financement, d’intégration dans un calendrier annuel, voire de motivation.
L’originalité de cette Semaine du Vivre ensemble, son inscription dans le temps et les mentalités, les missions civiques et éducatives qu’elle porte, en font un événement attendu et incontournable de du lycée. Une source d’inspiration.

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 Des pistes pour aborder la lutte contre le racisme et antisémitisme

Dans le même fil, Emmanuel VÉZIAT, professeur d’histoire-géographie au Lycée Pierre-Méchain de LAON a élargi la réflexion à l’ensemble des dispositifs existants dont il a brossé le panorama.

Au-delà d’actions ponctuelles, combattre le racisme et l’antisémitisme avec les élèves est une œuvre qui s’inscrit nécessairement dans le temps long. A cet effet, plusieurs actions pédagogiques peuvent être menées, par et pour les élèves, sous la conduite des équipes enseignantes et éducatives qui en restent nécessairement les maitres d’œuvre, avec leurs objectifs, dans un environnement qu’ils connaissent, dans une dimension interdisciplinaire, interdegrés et intercycles.

Ces projets s’articulent avec plusieurs cadres et structures au sein des écoles, collèges et lycées : ils sont liés à l’appropriation du règlement intérieur, s’inscrivent dans le projet d’école / établissement et résultent d’un travail avec les instances et les familles. Un appui fructueux pourra également être recherché auprès de différents partenaires institutionnels ou faisant l’objet d’un agrément.
De telles actions trouveront toute leur place dans le parcours citoyen des élèves construit avec leur participation active à des concours, à des journées mémorielles ou à la semaine de la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, etc. La réflexion des élèves, leurs productions seront autant de réalisations concrètes qui marqueront leur scolarité et leur apprentissage des valeurs de la République.

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 Séance : stéréotypes, préjugés et discriminations

Mélanie WEYL, professeure d’histoire-géographie au collège Charles-Fauqueux de BEAUVAIS a présenté une série de séances d’EMC (classe de 4ème) inscrite dans une séquence « Tolérance et laïcité ». L’intérêt de cette proposition est double. Elle montre tout d’abord ce que peut être une séquence d’EMC bien comprise qui met en jeu les finalités inscrites dans les programmes D’EMC depuis leur clarification (Bulletin officiel n° 30 du 26-7-2018) : respecter autrui et construire une culture civique pour faire acquérir et partager les valeurs de la République. En second lieu, il s’agit également de travailler la lutte contre le racisme et l’antisémitisme par un travail de réflexion sur les stéréotypes et les préjugés qui sont une des sources de ces formes de discrimination.

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Une des équipes de troisième du collège Ferdinand Bac de COMPIEGNE (Céline Heren-Eynard (lettres), Jérémy Michel (Arts plastiques), Eric Froment (Histoire-géographie)) propose une approche interdisciplinaire du thème de l’antisémitisme.Il s’agit de construire une production autour de la thématique proposée par le département de l’Oise dans le cadre des commémorations du 27 janvier : « les mécanismes conduisant à l’oppression et à l’extermination d’un peuple par un autre ».

La classe de 3ème B a ainsi étudié l’œuvre de Kressmann Taylor publiée en 1938 : Inconnu à cette adresse. Il s’agit d’une fiction épistolaire entre le 12 novembre 1932 et le 3 mars 1934 entre deux amis, Martin Schulse, 40 ans, allemand, et Max Eisenstein, 40 ans, célibataire d’origine juive, associés à la tête d’une galerie de tableaux à San Francisco. En 1932, Martin retourne vivre avec sa famille à Munich, point de départ de l’échange de lettres. Cette correspondance se situe au plein cœur de l’installation de la dictature hitlérienne. Elle dévoile ainsi les mécanismes qui font basculer Martin vers le nazisme et l’antisémitisme.

Dans ce cadre la classe a ainsi pu produire un travail en arts plastiques et une vidéo constituée d’un montage d’images sélectionnées par les élèves qui accompagne la lecture d’une partie des lettres de l’ouvrage.

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Portfolio

Mise à jour : 23 mars 2020